Elle s’appelait Sarah, une belle surprise !

992963_325236044273750_1790861787_nJe dois l’avouer, j’ai attaqué ce livre avec quelques a priori. J’étais plutôt sceptique quant à la possibilité de rendre cette histoire originale, car écrite sur un sujet maintes fois traité. Je craignais que l’on m’abreuve de scènes effroyables au fil des pages, je craignais d’avoir affaire à un livre voyeuriste où chaque détail des atrocités commises m’auraient été décrites dans les moindres détails.

Mais Tatiana de Rosnay a su faire preuve d’intelligence et de finesse et honore joliment la mémoire de ces familles juives déportées et assassinées pendant la Seconde Guerre Mondiale, trahies par la France, pays d’accueil pour certains et terre natale pour une grande partie de ces enfants massacrés. Grâce à cet ouvrage, Tatiana de Rosnay relate les heures sombres de notre pays à travers un évènement tragique que nous connaissons mal et qui, semble-t-il, est tombé dans les tréfonds d’une (arrangeante ?) amnésie collective.

Paris, 16 Juillet 1942. Au milieu de la nuit, Sarah, 10 ans, et sa famille sont raflés par la police française. Après quelques journées insoutenables passées dans le Vélodrome d’Hiver, parqués avec des milliers d’autres Juifs, ils seront séparés et déportés. Ce 16 Juillet 1942, le destin de Sarah bascule. Son regard d’enfant se pose alors sur un monde terrifiant.

Paris, 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. Ses recherches la conduisent dans un abîme de douleur. Elle découvre certains aspects de l’Histoire qu’elle ignorait. Elle croise le destin d’une fillette qui bouleversera sa vie à jamais.

L’indicible vu à travers les yeux d’une enfant. Voici toute la force de ce roman.

Un bémol cependant, tout à fait subjectif ! Tatiana de Rosnay est venue piquer ma susceptibilité de française (un peu chauvine, il faut l’avouer !) en insistant sur tous les défauts qu’elle nous trouve :  coincés, un peu snobs, pleins de principes bizarres, et j’en passe !  Il y a juste des moments où j’aurais aimé lui demander, à cette journaliste américaine venue braver les tabous et déterrer d’inavouables secrets (toute ressemblance avec l’auteure serait fortuite…!), pourquoi elle a épousé un français et choisi de faire sa vie à Paris…? Enfin voilà, c’est tout. Tout le reste me semble bon à prendre !

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4 réflexions sur “Elle s’appelait Sarah, une belle surprise !

  1. Très bien ton nouveau blog .Plus lisible, plus facile d’utilisation. Je viens de m’acheter  » La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry » de Rachel Joyce et  » Rien ne s’oppose à la nuit  » de Delphine de Vigan ( Prix Renaudot des lycéens …entre autres )

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